vendredi 9 décembre 2011

Tables des Matières (3) La Petite Princesse



Chaque billet du Journal Intégral est la pièce d’un puzzle qui dessine, entre intuitions créatrices et réflexions critiques, la vision intégrale d’un homme réunifié dans un monde réenchanté. Les résumés des articles présentés dans cette Table des Matières permettront aux lecteurs de reconstituer ce puzzle en allant se référer à telle ou telle pièce afin de mieux comprendre et intégrer toutes les autres.

Table des Matières 1 4 Janvier au 8 Mars 2010

Table des Matières 2 28 Mars au 8 Juin 2010


Table des Matières 3 – Du 15 Juin au 9 Août 2010

15/06/10 - La Petite Princesse (1) Rencontre de Troisième Type

La rencontre entre l’auteur et Delphine, une jeune étudiante, est prétexte au portrait d’une génération perdue qui se retrouve dans une quête d’infini : « Enfant des étoiles et du cyberspace, comment pouvait-elle se reconnaître dans ce rôle de terrien sculpté à même la glaise des générations passées ? Trop à l'étroit dans ce prêt à penser, elle était en quête de visions et de langages novateurs, susceptibles de faire le pont entre deux infinis : celui du dedans et celui du dehors. Elle voulait se libérer d’une vielle cartographie mentale qui trace des frontières d'un autre âge pour entrer dans une conscience-fiction dont elle ressentait confusément l'appel. Une conscience où les forces créatrices de l’inspiration s’exprimeraient aussi bien à travers les formes esthétiques de la sensibilité qu’à travers celles, rigoureuses, de l’intelligence.»
17/06/10 - La Petite Princesse (2) Dessine-moi un Mutant
Pour Delphine, l’auteur interprète la figure du Mutant dans les récits de science-fiction qui adaptent au contexte d'une technologie futuriste la profondeur symbolique des grands récits initiatiques. La figure du Mutant exprime symboliquement la force de l’esprit qui permet de participer de manière intuitive au Kosmos multidimensionnel.
Les « super pouvoirs » ne sont rien d’autre que la figuration de cette force créatrice à l’origine des métamorphoses que nous devons vivre pour nous adapter aux transformations de notre environnement et pour nous développer à travers des stades successifs qui sont autant d’initiations à notre humanité plénière.
23/06/10 - La Petite Princesse (3) Le Savant Fou
En ce début de millénaire, l’humanité se trouve face à un choix simple : muter ou disparaître. Traduit dans le langage symbolique de l’imaginaire collectif, ce choix s’exprime à travers le mythe moderne du combat entre Mutant et Savant fou. Un mythe qui s’est imposé au moment même où la puissance technologique de l’humanité mettait en danger la survie de l’espèce et celle des ressources naturelles de la planète.
Le mythe moderne du combat entre Mutant et Savant fou rend compte, d’une manière cryptée, de la tension entre l’intuition et une raison instrumentale devenue folle d’avoir oublié le mouvement créateur de la vie et de l’esprit.
28/06/10 - La Petite Princesse (4) La Quatrième Révolution
Dans les moments cruciaux traversés par l’humanité, une contagieuse épidémie de lucidité touche les consciences inspirées qui parlent toutes le même langage de vérité : les crises auxquelles nous sommes confrontées ne sont rien d’autre que la conséquence de modes de vie et de pensée devenus inadaptés. Une révolution intérieure est devenue non seulement nécessaire, mais essentielle. Voici donc venue l’heure de ce que Mike Dertouzos nomme la quatrième révolution : « Les trois premières révolutions socio-économiques ont été fondées sur des objets : la charrue pour l'agriculture, le moteur pour l'industrie et l'ordinateur pour l'information. Peut-être le temps est-il venu pour une quatrième révolution, dirigée non plus vers des objets mais vers la compréhension de la plus précieuse ressource sur Terre : nous-mêmes.
05/07/10 - La Petite Princesse (5) Une nouvelle vision du monde
Le vingtième siècle est traversé par le fil rouge d’une évolution culturelle aux deux visages : d’une part la contestation d’un rationalisme hégémonique, et de l’autre, la réévaluation d’une connaissance intuitive fondée sur l’implication sensible de la subjectivité. La contestation d’une culture de domination et la résurgence d’une culture de relation sont à l’origine, à partir des années soixante, d’un nouveau paradigme intégratif susceptible de conjuguer la raison distinctive et l’intuition relationnelle au sein d’un nouveau modèle émergeant.
14/07/10 - Le BUT
Ce court texte de Sri Aurobindo est l'évocation synthétique d’une anthropologie évolutionniste située au cœur d’un yoga intégral dont le sage indien fut un pionnier inspiré. « Quand nous avons dépassé les savoirs, alors nous avons la Connaissance. La raison fut une aide; la raison est l'entrave ».
Ce billet initie une série intitulée Le But (2 à 6) où le poème éponyme de Sri Aurobindo est l’occasion de nous sensibiliser à l’œuvre du visionnaire indien qui fût l’un des grands promoteurs d’une approche intégrale et évolutive de l’être humain.
21/07/10 - La Petite Princesse (6) - L'Enchantement
Les observateurs les plus lucides des mutations culturelles distinguent les signes multiples et convergents d’un réenchantement du monde fondé sur la quête de sens et le retour aux sources de l’esprit. A travers cette « réorientation » de la conscience collective, nous redécouvrons une épistémologie relationnelle qui inspira les connaissances traditionnelles en plaçant la relation au cœur de la connaissance. Cette épistémologie relationnelle relève d’une stratégie cognitive fondée sur la participation intuitive de la subjectivité aux divers contextes – naturel, humain ou symbolique – de son évolution. Au cœur de la pensée traditionnelle, l’analogie et le symbole rendent compte des correspondances existant entre les multiples dimensions d’une totalité organique où, selon l’expression de Michel Maffesoli "tout et tous font corps". 28/07/10 - Notre peur la plus profonde
« C'est notre lumière, pas notre obscurité qui nous effraie le plus. » En 1994, dans son discours d’investiture à la présidence de la République d’Afrique du Sud, Nelson Mandela cite le texte de Marianne Williamson intitulé Notre peur la plus profonde. L’obstacle le plus important à notre évolution est sans doute la frayeur que nous ressentons, de manière plus ou moins consciente, face à la puissance créatrice qui nous anime et nous transcende.
En nous enfermant dans une conception très limitée de l’être humain en général et de nous-même en particulier, cette peur empêche de reconnaître la puissance créatrice de notre intériorité, de la développer et de la faire rayonner autour de nous.
05/08/10 - La Petite Princesse (7) Le Désenchantement
Plus l’homme vit sous l’emprise d’une conception abstraite et instrumentale, plus il dénie l’intuition poétique qui dévoile l’harmonie symbolique entre les mondes intérieur et extérieur, plus il devient sourd à l’enchantement du monde. Le désenchantement intervient quand nous prenons cette surdité pour l’absurdité d’un monde insensé, faisant ainsi de notre handicap la norme d’une humanité sans projet. Comme l’écrivait Emmanuel Mounier : « L'homme contemporain se croit absurde. Il n'est peut-être qu'insensé ».
Le désenchantement du monde n’est rien d’autre que la perte de cette écoute intuitive qui nous enferme dans une négation suicidaire de l’intériorité et de la transcendance. Tout est explicable, rien n'est à interpréter : voilà la formule même qui tue l'âme. En fait, ce n’est pas le monde qui est désenchanté, c’est simplement la conscience abstraite de la modernité qui est déconnectée de la dynamique vitale et créatrice de la psyché.
09/08/10 - La Petite Princesse (8) La Métamorphose

Si ce billet est le plus lu du Journal Intégral c’est peut-être parce que l'on peut y trouver des clés pour mieux comprendre l’esprit du temps.

L’évolution culturelle est une lente métamorphose des modèles à travers lesquelles l’espèce humaine interprète son expérience. Cette métamorphose obéit aux lois de la vie qui font alterner élan créateur, formalisation, apogée, équilibre stabilisateur et déclin dégénératif.

Le réenchantement cosmoderne ne reproduit pas l’enchantement traditionnel, pré- moderne. Il inclut et transcende le paradigme abstrait de la modernité dans une vision intégrale, plus complexe, qui prend en compte à la fois l’implication subjective de la sensibilité et l’explication objective de la raison.

Le cycle du réenchantement intègre deux stratégies cognitives à la fois contraires et complémentaires : la stratégie organique fondée sur la participation intuitive d’une part et de l’autre la stratégie instrumentale fondée sur la raison distinctive.

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